Artistes du Bas St-Laurent Michael Bergstaller
Démarche artistique
DÉMARCHE ARTISTIQUE DE
MICHAEL BERGSTALLER
Michael
Bergstaller est un sculpteur passionné, disposant d'une impressionnante production (plusieurs
centaines) et ayant touché à différents médiums de sculpture. Son médium de prédilection est sans contredit
le métal, qu'il manie en l'occurrence particulièrement bien.
Artiste
autodidacte, il affectionne surtout la sculpture d'assemblage, et ce, à partir
de bouts de ferraille ou de pièces métalliques pré-usinées (ressorts, boulons,
écrous, soupapes, roues d'engrenage...).
Il a un
talent inné qui lui permet de créer des pièces équilibrées, de bien choisir ses
morceaux afin de nous transmettre de
façon unique, l'émotion qu'il désire nous communiquer. Il trouve d'instinct
les pièces appropriées, lesquelles coïncident avec le message qu'il veut nous
livrer.
S'étant donné
de par ses propres moyens l'opportunité d'explorer et de moduler des sculptures
à son image, , il a toutefois
perfectionné ses apprentissages auprès de Roger Langevin dans le cours de
sculptures monumental. Son travail
témoigne d'un équilibre des masses, le rythme qui naît de la combinaison des
courbes et des droites, le jeu des vides et des pleins, les contrastes de
matières, les textures, en somme, toutes les sciences de la construction
formelle. Bergstaller possède cette force comme une seconde nature.
En plus de
leur qualité formelle, les œuvres de Bergstaller parviennent à nous
impressionner et nous toucher, de par
leur charge émotive empreinte d'angoisse, de tristesse, de peur et de
solitude. Nous pouvons percevoir ce
sentiment aux frontières du palpable, dans les visages de ses personnages
évidemment, mais autant dans les gestes, les membres, les doigts. Prouesse étonnante de la part du créateur de
parvenir de brillante façon à exprimer le mal de vivre, par l'utilisation d'un
matériau dur et froid comme l'acier.
Le thème
qu'il privilégie d'entre tous est sans
l'ombre d'un doute l'humain aux prises avec les impératifs de l'existence, la
gravité de certains gestes décisifs, le désir jamais totalement assouvi de
communiquer et, par dessus tout, la conscience latente, impossible à
étouffer, celle de notre inéluctable
disparition.